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Clinique du Quartier Latin, des soins de l'attention
 

Description du virus

VIH est l'abréviation de virus de l'immunodéficience humaine. Ce virus s'attaque au système de défense du corps humain et réduit la capacité de la personne infectée de combattre les infections. Le VIH favorise également le développement de maladies qui peuvent même entraîner la mort.

Vous pouvez avoir ce virus en vous pendant des années sans vraiment vous sentir malade.

Le virus infecte les cellules CD4, sorte de globules blancs. Ces cellules font partie de la réponse immunitaire. Elles agissent comme gardiens du système immunitaire.

Le but du VIH est d'intégrer le noyau de la cellule CD4 pour s'y reproduire et libérer ainsi de nouveaux virus. En détruisant les CD4, le virus affaiblit le système immunitaire de la personne infectée. Plus les CD4 sont touchés, plus la personne risque d'attraper des maladies opportunistes.

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La progression de la maladie dans le monde

À ce jour, le VIH a déjà tué plus de 20 millions de personnes dans le monde et le nombre de personnes séropositives continue d'augmenter à chaque année. Il s'agit d'une véritable pandémie. Au Québec, environ 400 personnes sont infectées par le VIH chaque année et une personne infectée sur trois ne le sait pas. Toute personne ayant des relations sexuelles non protégées risque de contracter le VIH. Le virus n'a pas de préférence quant à l'âge ou le sexe de la personne, son orientation sexuelle, ou la couleur de sa peau. On ne peut toujours pas guérir cette infection, mais il existe aujourd'hui des traitements efficaces qui ralentissent la progression de la maladie.

Le fait que l'on ne puisse éradiquer le virus est une raison qui permet d'expliquer pourquoi on meurt encore du SIDA au Québec et ailleurs dans le monde et que l'épidémie continue de progresser. La mailleure façon de lutter contre la progression de la maladie demeure la prévention.

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Les symptômes du VIH

Les symptômes sont nombreux et varient selon le stade de la maladie. Les plus courants sont la fièvre persistante, le gonflement des ganglions, l'éruption cutanée, les sueurs nocturnes, la perte de poids, les douleurs musculaires et la fatigue. D'autres symptômes peuvent se déclarer suite à une infection par le VIH : la diarrhée persistante, les douleurs abdominales, les troubles respiratoires, les troubles neurologiques, des infections vaginales chroniques, des champignons dans la bouche (candidose), le zona, etc.

Quand une personne séropositive développe le SIDA, les symptômes associés à son état se répartissent en trois groupes de maladies : les cancers, les infections opportunistes, le neuro-sida.

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La différence entre le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) et le SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise )

Le VIH est un virus tandis que le SIDA est un stade de l'infection qui en résulte. Une personne séropositive pour le VIH est infectée par ce virus et présente des anticorps contre celui-ci détectables dans son sang. Il se peut qu'elle vive pendant plusieurs années sans que des symptômes ne se manifestent et sans développer le SIDA qui survient lorsque le système immunitaire est affaibli.

Lorsque des symptômes apparaissent, un traitement adéquat pourra contrôler le virus et ralentir la progression de la maladie.

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Les phases d'évolution de l'infection au VIH

L'évolution de la maladie varie en temps d'un individu à l'autre. Elle dépend de plusieurs facteurs, dont, entre autres, le virus lui-même, la capacité du système immunitaire de se défendre, et l'âge de la personne infectée.

L'évolution de l'infection par le VIH est caractérisée par quatre phases distinctes :

La primo-infection

Cette première phase résulte de l'exposition au virus et correspond à la réaction de l'organisme à la présence de celui-ci.

Cette phase est le plus souvent symptomatique, mais cetains individus n'auront aucun symptôme. Mais la majorité d'entres eux (70%), ressentiront des symptômes semblables à ceux d'une grippe ou de la mononucléose, souffriront de courbatures, de diarrhée et de forte fièvre, présenteront une éruption cutanée (rougeur sur tout le corps) .

Pendant cette période, le virus s'installe dans l'organisme. Il se réfugie dans les ganglions et se multiplie rapidement, infectant sur son passage un grand nombre de cellules. Face à l'invasion, le système immunitaire réagit en produisant des anticorps contre le VIH.Ils contrôleront temporairement sa réplication. C'est la réaction de l'organisme à l'entrée du virus. Un test sanguin pour le VIH pourra détecter ces anticorps et diagnostiquer l'infection par le VIH. Des anticorps peuvent être détectés dans 80% des cas 6 semaines après l'infection et dans presque 100% des cas après 3 mois. Le délai maximum entre l'apparition des anticorps et l'infection est 6 mois.

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L'infection asymptomatique

Durant cette période du développement de la maladie, le virus et l'organisme font bon voisinage.

Dans cet intervalle, les patients séropositifs ne souffrent habituellement pas de troubles majeurs. Les problèmes de santé chez ces individus sont semblables à ceux que l'on retrouve chez la plupart des gens en bonne santé. Cependant, comme pour les personnes souffrant de diabète ou d'une maladie chronique, un suivi médical périodique (aux 3-4 mois) s'avère nécessaire pour surveiller l'évolution de la maladie.

Cette phase peut durer plusieurs années et ne nécessite aucun traitement.

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L'infection symptomatique

Cette phase est caractérisée par l'apparition des symptômes ou de maladies associées au VIH. Les personnes atteintes du VIH peuvent souffrir de fièvre persistante, de perte de poids, de fatigue extrême, de sueurs nocturnes, de lésions cutanées, d'enflure des ganglions, de diarrhée persistante, de douleurs abdominales, de troubles respiratoires, de troubles neurologiques, d'infections vaginales chroniques, de candidose orale et de zona.

Les symptômes surviennent le plus souvent lorsque le système immunitaire s'affaiblit.

L'infection symptomatique est une indication de traiter sans tenir compte de la valeur des CD4 et de la charge virale.

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Le SIDA (Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise)

La maladie du sida est la phase ultime de la progression du VIH. Elle se développe habituellement quand le taux de CD4 est inférieur à 200. L'organisme réagit désormais moins bien contre les germes et les personnes atteintes deviennent alors plus vulnérables aux infections, les lymphocytes CD4 continuent à diminuer. Cet état d'immunodéficience fait que le sidéen peut développer des infections par des germes qui habituellement ne causent pas de problèmes (non pathogènes). Pour cette raison, on les appelle des infections opportunistes.

Outre les infections, des maladies comme le cancer et l'atteinte du système nerveux (neuro-sida) peuvent survenir. Cet ensemble de manifestations constitue les maladies opportunistes.

Une maladie dite opportuniste confirme alors le diagnostic du SIDA. (Voir infections opportunistes)

Les personnes qui ignorent qu'elles sont séropositives peuvent en arriver à cette phase de la maladie puisqu'elles n'auront pas été diagnostiquées, traitées et suivies par un médecin. Par contre, les patients qui ont bénéficié d'un suivi médical adéquat n'arrivent généralement pas à ce stade.

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Comment le virus se transmet

La transmission du virus du VIH se fait de plusieurs façons. Les rapports sexuels avec pénétration anale ou vaginale sans préservatif sont le principal mode de transmission du virus. Un seul rapport avec une personne séropositive peut suffire pour qu'il y ait contamination.

Le partage de seringues et du matériel utilisé pour une injection de drogue est également une pratique à risque élevé de contamination. Ce risque s'ajoute aux autres dangers pour la santé liés à l'usage de drogues par voie intraveineuse.

Le VIH se transmet dans ces conditions

  • Le VIH se transmet par le sang, le sperme, le liquide pré-éjaculatoire (precum), les sécrétions vaginales, le lait maternel ou tout autre liquide biologique teinté de sang.
  • Certains travailleurs peuvent être exposés à du sang ou d'autres liquides biologiques. Les blessures par piqûre ou coupure (percutanées) avec des instruments souillés par le sang sont les plus à risque de transmission du virus.
  • Après les expositions percutanées, les principaux facteurs de risque d'infection sont liés aux relations sexuelles non protégées, c'est-à-dire sans condom, avec pénétration dans le vagin ou l'anus et au partage de seringues contaminées et autres accessoires utilisés pour s'injecter des drogues. Le sexe oral sans préservatif constitue un risque plus faible d'infection, surtout s'il y contact des muqueuses buccales avec du sperme, des sécrétions vaginales et s'il y a présence de blessures.
  • Tout contact avec un de ces liquides biologiques sur une muqueuse ou sur une peau non saine peut constituer un risque de transmission.
  • Le risque de contracter le virus par un baiser avec échange de salive est nul à moins qu'il y ait présence de sang.  Par contre, le partage de rasoir, de brosse à dents et de jouets sexuels est également risqué.
  • Enfin, la transfusion de sand non traité constitue aussi un risque appréciable. Dans les pays développés, le sang utilisé pour les transfusions a été testé et traité pour éliminer le virus.

Le virus du VIH ne se transmet pas dans les situations suivantes :

  • Toute intimité n'est pas risquée Il faut savoir que le VIH ne s'attrape pas lors de caresses intimes, de massages, lors d'un baiser. De même la masturbation mutuelle n'est pas dangereuse, si on n'utilise pas le sperme ou les sécrétions vaginales comme lubrifiant.
  • Même si le sexe oral sans condom ne comporte pas un grand risque de contracter le VIH, il comporte un risque élevé de contracter d'autres infections transmissibles sexuellement (ITS).
  • Le virus du VIH ne s'attrape pas en serrant la main ou en touchant les vêtements portés par une personne séropositive, ni en se trouvant près d'elle dans un ascenseur ou dans un véhicule de transports publics.
  • Il n'est pas plus risqué de fréquenter des endroits publics comme les piscines, de s'asseoir sur les sièges de toilette, d'entrer en contact d'un animal, d'utiliser des ustensiles, des verres, ou d'ingérer de la nourriture dans des restaurants ou dans une résidence privée.

La superinfection

La superinfection par le VIH est le fait qu'une personne déjà porteuse du virus puisse être infectée par une autre souche du VIH. Ainsi, si deux personnes séropositives ont des relations sexuelles non protégées, elles peuvent se réinfecter avec de nouveaux virus. Une personne pourrait ainsi acquérir un nouveau virus résistant à certains médicaments et rendre le traitement beaucoup plus compliqué par la suite.

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Comment se protéger

La meilleure façon de réduire les risques de contracter le VIH et les autres ITS est d'adopter des pratiques sécuritaires au cours d'activités sexuelles. Le port du condom constitue la meilleure protection contre le VIH et les autres ITS.

Le niveau de risque de transmission augmente avec le nombre de partenaires et au moment des menstruations.

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Les traitements

Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel de la santé qualifié qui a une expérience des maladies associées au VIH et des traitements en question. Si vous avez des doutes ou des questions sur votre traitement, veuillez communiquer avec un professionnel de la clinique du Quartier Latin. Pour une urgence, il vous sera possible d'obtenir un rendez-vous le même jour. Le traitement a pour objectif d'empêcher le plus possible la réplication virale (multiplication du virus). Cela se manifeste par une diminution notable de la présence du virus dans les liquides biologiques comme le sang et par une stabilisation ou augmentation de la quantité de cellules CD4.

Il existe actuellement cinq classes de médicaments qui regroupent une vingtaine de médicaments différents. Chaque classe de médicaments agit de façon différente sur le cycle de réplication du virus. Sachant que le virus n'est viable que quelques heures dans le corps humain, en l'empêchant de se multiplier, le VIH perd du terrain. Il y a moins de virus dans le sang. Malheureusement, il reste présent dans les réservoirs, tels les ganglions, où il survit en latence, c'est ce qui fait que l'on ne peut pas guérir de cette infection.

Les inhibiteurs nucléosidiques (INTI) et non-nucléosidiques (INNTI) de la transcriptase inverse :

L'ARN - le code génétique du virus - a besoin d'être transcrit en ADN pour pouvoir intégrer l'ADN de la cellule CD4 et, ensuite être copié (répliqué). Pour ce faire, il a besoin d'une enzyme : la transcriptase inverse. Deux classes de médicaments s'attaquent à cette étape de l'infection : les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse.

Les inhibiteurs de la protéase (IP):

Enfin pour que le virus puisse se reproduire, il a besoin d'une autre enzyme, que l'on nomme protéase. C'est elle qui permet l'assemblage du virus dans la cellule. Il existe une classe de médicaments appelée inhibiteur de la protéase (IP) qui bloque l'action de la protéase.

L'inhibiteur de fusion:

La dernière classe de médicaments mise en marché récemment. Ces médicaments sont nommés inhibiteurs de fusion car ils empêchent le VIH de s'arrimer aux récepteurs sur les cellules CD4. Or c'est cet arrimage qui permet aux virus de se fusionner avec la membrane des cellules CD4 pour y pénétrer et se reproduire. En bloquant l'arrimage, la fusion, le virus ne peut donc pas pénétrer dans la cellule et se multiplier.

Les inhibiteurs de l'intégrase (II) :

Nouvelle classe extrêmement prometteuse qui sera disponible prochainement en accès compassionnel pour les patients ayant été exposé à plusieurs classes de médicaments et ayant développé des résistances ( traitement de sauvetage ).

Les traitements anti-VIH prescrits aux patients sont habituellement constitués de deux classes différentes de médicaments. Différentes stratégies thérapeutiques sont envisageables grâce à ce panel de médicaments, chacune possédant ses avantages et inconvénients. Les médecins de la Clinique médicale Quartier Latin sont spécialisés dans ce domaine. N'hésitez pas à les questionner. (Voir section 5 - Vivre avec le VIH - le traitement)

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Dépistage précoce et traitement préventif contre le VIH

Il est important de consulter un professionnel de la santé si vous avez eu ou croyez avoir eu des relations sexuelles à risque sans protection. Un dépistage rapide de l'infection permet le suivi adéquat et diminue le risque de transmission.

De plus, un traitement préventif est disponible dans le cas où vous avez utilisé une seringue usagée, ou si vous pensez avoir été exposé au VIH, lors d'une relation sexuelle. Il faut alors de vous faire faut également réagir rapidement, c'est-à-dire dans les 72 heures, et consulter un médecin (Dans ce cas, veuillez vous référer à la section Prophylaxie postexposition (PPE) de ce site.)

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