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Clinique du Quartier Latin, des soins de l'attention
 

La syphilis, l'herpès génital, les condylomes ou virus du papillome humain (VPH), la gonorrhée, l'infection génitale à chlamydia et la lymphogranulomatose vénérienne constituent les plus fréquentes infections transmises sexuellement (ITS). Elles se propagent d'une personne à l'autre par contact sexuel qu'il soit oral, vaginal ou anal.

Plusieurs personnes infectées n'ont aucun symptôme et ignorent donc qu'elles sont infectées. En cas de doute, vous devez consulter rapidement un médecin afin qu'il vous prescrive le traitement adéquat.

Les ITS

Plusieurs types d'ITS existent avec des symptômes et des degrés de gravité tout aussi variés. Non traitées les ITS peuvent engendrer des problèmes de santé tant pour les femmes que pour les hommes. Chaque infection nécessite un traitement particulier initié par un professionnel de la santé. Ce type de médicament n'est pas en vente libre. L'absence de symptômes visibles renforce la nécessité de se protéger lors de relations sexuelles. Une protection appropriée comme le préservatif en latex, la feuille de latex pour les cunnilingus et le préservatif féminin en polyuréthane diminue le risque de transmission.

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La Syphilis

La syphilis est une infection causée par la bactérie nommée Treponema pallidum qui peut affecter tout l'organisme. Si dépistée rapidement, elle se guérit complètement, tandis que laissée à elle-même, elle peut causer des dommages graves tels des troubles cardiaques ou cérébraux. Une simple analyse de sang permet de dépister cette ITS. Fait inquiétant, cette infection est présentement en progression dans différentes régions du monde dont le Québec. Elle touche principalement les HARSAH (hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes).

Symptômes :

Les symptômes varient selon le stade de l'évolution.

Le stade primaire

Une lésion apparaît environ 3 semaines (3- 90 jours) suivant une relation sexuelle avec une personne infectée. Un ulcère non douloureux (chancre syphilitique) se développe sur le site d'entrée de la bactérie : pénis, anus, vulve, vagin, ou encore dans la bouche ou sur les lèvres. Il y en a rarement plus d'un. Outre le fait que l'ulcère disparaît de lui-même dans une période de 3 à 8 semaines, il passe souvent inaperçu quand il survient dans l'anus, le vagin ou la gorge. Sans traitement, la maladie évolue vers le stade suivant.

Le stade secondaire

Ce stade est caractérisé le plus souvent par l'apparition, entre 2 semaines à 6 mois après le début de l'infection, de rougeurs sur la paume des mains et la plante des pieds, le torse ou sur les muqueuses. Selon le cas, des symptômes grippaux peuvent se déclarer. Il s'agit de fatigue, fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, de ganglions enflés non douloureux. Là encore, les symptômes disparaissent tandis que l'infection poursuit son action.

Le stade latent

Asymptomatique, il peut être précoce (< 1 an) ou tardif (= 1 an).

Le stade tertiaire

L'infection est encore présente et peut dorénavant causer des problèmes de santé sérieux en affectant le cour (syphilis cardio-vasculaire) 10-30 ans plus tard, le cerveau (neurosyphilis) < 2 ans à 20 ans plus tard, et d'autres organes (gomme) le plus souvent 15 ans plus tard.

La syphilis cardio-vasculaire affecte les valvules et artères principales du cour.

La neurosyphilis peut-être asymptomatique ou peut se manifester par des céphalées, des vertiges, de la démence, des problèmes oculaires.

La gomme est caractérisée par la destruction de l'organe touché; les symptômes varient selon l'organe atteint.

Le stade congénital

Transmis de la mère à l'enfant, il est précoce ou tardif selon qu'il survient < 2 ans ou > 2 ans après la naissance.

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Diagnostic :

Les symptômes, l'histoire et la présence d'ulcère peuvent guider le médecin à établir le diagnostic.

Le test sérologique (prise de sang) est facilement accessible et confirme le diagnostic. On peut parfois avoir recours à des tests microscopiques en présence d'ulcère.

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Traitements :

Cette infection nécessite une antibiothérapie, le premier choix étant la pénicilline en injection intramusculaire ou intraveineuse selon le stade de la maladie. Le traitement traite définitivement la maladie mais ne peut toutefois pas enrayer les dommages causés par l'infection dans les stades plus avancés, d'où l'importance de consulter rapidement un professionnel de la santé pour un dépistage en cas de doute.

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Transmission :

Le mode primaire de transmission est le rapport sexuel vaginal, anal ou bucco-génital. Il peut y avoir transmission de la mère à l'enfant (fotus). Les stades primaire, secondaire et latent précoce ( < 1 an) de la syphilis sont considérés comme infectieux.

Le risque de transmission est d'environ 60% pour chaque partenaire. Une personne infectée peut transmettre la bactérie même si elle n'a pas de symptômes. L'infection par le VIH pourrait avoir une influence sur l'évolution de la syphilis et implique une attention particulière, notamment au niveau du traitement.

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Prévention / Dépistage:

Pour réduire les risques de contracter la syphilis, il faut avoir recours au condom lors de toute relation sexuelle orale, vaginale ou anale. Des tests réguliers de dépistage, aux 3 à 6 mois, peuvent être considérés également si vous avez plusieurs partenaires. Demandez conseil à votre médecin.

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L'Herpès génital (HSV)

L'Herpès génital est une infection virale courante. Il est causé par le virus de l'herpès simplex (VHS) et frappe un canadien sur cinq. L'herpès génital est la cause la plus courante de lésions génitales transmises sexuellement.

Il existe deux types principaux de VHS, le VHS-1 et le VHS-2. Le premier provoque généralement l'herpès labial tandis que le deuxième cause l'herpès génital. Tous deux peuvent toutefois provoquer des lésions dans la région génitale.

Quand le virus a pénétré l'organisme d'une personne, il y restera toute la vie. La majorité du temps, le virus restera à l'état latent. Après l'infection initiale, le virus se réfugie dans les ganglions à la base de la colonne vertébrale afin de se protéger du système immunitaire et devient inactif. Ces périodes latentes sont entrecoupées par des poussées récurrentes, le virus se réveillant. Lors de cette réactivation, il remonte les terminaisons nerveuses jusqu'à la surface de la peau où il se multiplie et provoque une poussée d'herpès.

Symptômes :

Plusieurs personnes sont infectées par le virus sans le savoir. Habituellement, si des symptômes sont présents lors d'un premier épisode, ils peuvent être assez sévères. Le premier épisode survient dans les 2 semaines après avoir été infecté. Il y a apparition sur la peau de vésicules (petite bulle contenant du liquide incolore) qui se perforent pour devenirs des ulcères douloureux qui vont finir par sécher et cicatriser (en 2-4 semaines) En plus, il peut y avoir des symptômes de type grippal (atteinte de l'état général, fièvre, douleur) de même que des ganglions gonflés et douloureux. Les épisodes suivants sont moins sévères.

Mais la plupart des individus peuvent ne jamais avoir d'ulcères ou ne présentent que de très légers symptômes qu'ils n'associent pas au VHS.

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Diagnostic :

Il n'existe aucun test de dépistage. Cependant, lorsqu'il y a apparition de lésions cutanées, le diagnostic se fait par culture du virus. Un test sérologique pour déterminer le type de virus en cause (type 1 ou type 2) est disponible pour certaines conditions.

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Traitements :

Il n'existe pas encore de traitement pour guérir l'herpès génital. Par contre, un traitement antiviral permettra d'accélérer la cicatrisation des lésions et contribuera même à prévenir les poussées. Ces médicaments sont vendus uniquement sur ordonnance.

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Transmission :

Le VHS ne se transmet que par le contact direct de la peau avec une région infectée. La plupart du temps, la transmission se fait lors de relations sexuelles.

Vous pouvez transmettre le virus si vous avez des lésions ou des vésicules d'herpès génital qui entrent en contact avec les organes génitaux ou la bouche de votre partenaire.

Comme le VHS est très actif lors d'une poussée, le risque de transmettre l'herpès génital à votre partenaire sexuel est beaucoup plus élevé pendant cette période.

Entre les poussées, même s'il n'y a pas de lésions apparentes, il existe tout de même un risque de transmettre le virus. Pendant cette période, le virus peut être réactivé et migrer vers la peau sans toutefois provoquer de lésions. Cependant, même si la quantité de virus présente sur la peau est minime, elle peut suffire à transmettre le virus à votre partenaire.

La co-infection VIH et VHS peut avoir une influence sur le taux de transmission des deux virus.

Par contre, l'herpès génital ne se transmet pas lors de transfusions sanguines, dans une baignoire ou une piscine, sur un siège de toilette ni par une poignée de main.

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Prévention / Dépistage:

Voici quelques conseils visant à réduire les risques de transmission de l'herpès génital :

  • Évitez tout contact avec la région infectée lors d'une poussée ou en présence de signes avant-coureurs.
  • Utilisez toujours un condom lors de relations sexuelles, même en l'absence de signes de poussée. Le port du condom aidera à diminuer la transmission mais ne garantie pas une protection parfaite puisque certaines lésions pourraient ne pas être couvertes.
  • Ne partagez pas les accessoires sexuels lorsqu'un des partenaires connaît une poussée et lavez-les bien à l'eau savonneuse après leur utilisation.
  • Lavez-vous les mains après avoir touché à une vésicule ou une lésion.
  • Il existe un traitement dit suppressif qui peut empêcher la transmission du virus de la personne infectée à son partenaire régulier.

Il n'existe aucun test de dépistage.

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Les Condylomes ou Virus du Papillome Humain (VPH)

Les condylomes sont de petites lésions cutanées d'origine virale qui ressemblent à des verrues. Ils sont indolores et affectent la peau ou les muqueuses des régions anale ou génitale et parfois de la bouche. Leur aspect habituel les fait surnommer crêtes de coq, mais il peut arriver parfois qu'on ne les distingue pas à l'oeil nu.

Le condylome est une ITS de plus en plus fréquente, surtout chez les jeunes. Cette maladie est causée par le virus du papillome humain (VPH) dont la transmission se fait par relations sexuelles.

Symptômes :

Les condylomes ne sont pas douloureux.

Diagnostic :

S'ils sont visibles, le médecin pourra assez facilement les diagnostiquer. En cas de doute, une biopsie peut confirmer le diagnostic.

Le frottis du col de l'utérus permet de détecter du VPH microscopique. Un test à l'acide acétique (vinaigre) peut faire ressortir des lésions en les blanchissant.

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Traitements :

Le traitement consiste à supprimer les excroissances en brûlant avec de l'azote liquide, par l'application de produits antiviraux sur les lésions, par du laser, par excision chirurgicale et électrocoagulation.

Le traitement peut s'avérer très long et nécessiter de nombreux rendez-vous avec le médecin.

Après le traitement, il est nécessaire d'effectuer un suivi prolongé afin de dépister toute récidive éventuelle, puisque certaines souches du virus seraient cancérigènes (par exemple : cancer de l'anus, cancer du col de l'utérus).

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Transmission :

Le condylome se transmet par relations sexuelles.

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Prévention / Dépistage:

La meilleure façon de réduire les risques de contracter une ITS est d'adopter des pratiques sécuritaires au cours d'activités sexuelles. Le port du condom constitue la meilleure protection contre le condylome et les autres ITS en général.

Il existe un vaccin contre certaines souches de VPH (6-11-16-18) et est indiqué chez les jeunes femmes de 9 à 26 ans idéalement avant qu'elles ne commencent une vie sexuelle active et il sert à prévenir le cancer du col de l'utérus.

Chez la femme, la cytologie (PAP test) permet de détecter le VPH et de dépister le cancer au col de l'utérus.

La fréquence des cytologies varie selon l'âge, le nombre de partenaires et les antécédents.

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La Gonorrhée

Communément appelée « chaude pisse », cette infection transmissible sexuellement est causée par une bactérie appelée Neisseria gonorrhea .

Elle peut provoquer la stérilité tant masculine, du fait de cicatrices dans les voies génitales, que féminine lors de cicatrices dans la trompe de Fallope, cicatrices qui accroissent en outre les risques de grossesse ectopique.

S'il y a écoulement, une culture en laboratoire d'un échantillon du liquide biologique permettra de diagnostiquer l'infection. On peut également dépister une infection asymptomatique par un prélèvement au méat urinaire ou au col du l'utérus.

Deux faits sont très préoccupants. Lors des cinq dernières années les taux d'infection de la gonorrhée ont augmenté de 40 % et des souches résistantes aux antibiotiques se développent.

Symptômes :

L'infection ne cause pas toujours des symptômes, mia 80% des hommes infectés en présentent.

Lorsque présents, les symptômes se manifestent généralement 3 à 5 jours après l'infection.

Les symptômes varient selon la région infectée : Mal de gorge; écoulement purulent du pénis; douleur, démangeaisons, écoulements de l'anus; pertes vaginales inhabituelles, douleur à la pénétration, saignements, douleur au bas-ventre.

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Diagnostic :

Les symptômes, lorsque présents, aident au diagnostic qui peut être confirmé par une culture.

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Traitements :

La gonorrhée peut être traitée efficacement par une seule dose d'antibiotique. Le traitement est gratuit au Québec pour la personne infectée et ses partenaires qui doivent aussi être traités.

Si la gonorrhée n'est pas traitée, elle peut se propager à l'utérus et aux trompes de Fallope (salpingite) ce qui peut causer une grossesse hors de l'utérus (ectopique), elle peut s'étendre à la prostate ou aux testicules et causer de la douleur, elle peut provoquer l'infertilité chez la femme et chez l'homme.

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Transmission :

L'infection se transmet par relation sexuelle avec pénétration non protégée, par le sexe oral. Elle peut se transmettre même s'il n'y a pas d'éjaculation.

La présence de cette infection pourrait augmenter la susceptibilité à être infecté par le VIH.

Une femme peut transmettre cette infection à son bébé au moment de l'accouchement.

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Prévention / Dépistage:

Pour réduire les risques de contracter la gonorrhée, il faut avoir recours au condom lors de toute relation sexuelle orale, vaginale ou anale.

Le dépistage est disponible pour les personnes ayant plusieurs partenaires et faisant partie des groupes à risque.

Informez-vous auprès de votre médecin.

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La Chlamydia

L'infection génitale à Chlamydia est une infection causée par une bactérie appelée Chlamydia trachomatis . Si non traitée, cette infection pourrait avoir des conséquences sérieuses sur la santé tel que l'infertilité. Il s'agit de l'ITS la plus répandue.

 

Symptômes :

Il y a peu ou pas de symptômes dans la plupart des cas. L'infection passe donc bien souvent inaperçue. Si des symptômes devaient toutefois apparaître (de quelques jours à trois semaines après le contact sexuel avec la personne infectée), ils peuvent être intermittents.

Chez la femme, ils peuvent être des pertes vaginales inhabituelles, une sensation de brûlure en urinant, des saignements entre les menstruations, des douleurs lors de pénétration profonde, une douleur au ventre.

Chez l'homme, un écoulement clair ou blanchâtre du pénis, des sensations de brûlure lors de la miction, des picotements ou de l'irritation à l'intérieur du pénis, une douleur aux testicules.

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Diagnostic :

Les symptômes vont aider le médecin à établir le diagnostic.

Les tests de laboratoire comme la culture permettent de confirmer le diagnostic.

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Traitements :

L'infection à chlamydia est traitée par des antibiotiques. Il est important que les partenaires soient avisés et traités même s'ils n'ont pas de symptômes. Il est également nécessaire d'être prudent durant les sept jours suivant le traitement, l'infection n'étant pas encore complètement guérie, en évitant les relations sexuelles vaginales, anales ou orales ou en faisant usage du condom.

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Transmission :

L'infection à chlamydia se transmet lors de relation sexuelle vaginale ou anale non protégée. La transmission par sexe oral bien que possible est plus rarement rapportée. Pour la femme enceinte atteinte et non traitée, il existe un risque de transmission au nouveau-né lors de l'accouchement. Il est reconnu que l'infection au chlamydia augmente le risque de contracter l'infection au VIH.

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Prévention / Dépistage:

L'utilisation du condom reste là encore une constante qu'il s'agisse de relation orale, vaginale ou anale. Des dépistages réguliers peuvent être également envisagés après discussion avec votre médecin.

Le dépistage de cette infection peut être réalisé par un prélèvement à l'urètre, au col de l'utérus et à la gorge. Mais un test d'urine, rapide, fiable et moins traumatisant est désormais disponible pour les hommes.

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La Lymphogranulomatose Vénérienne (LGV)

L'infection est causée par la bactérie Chlamydia trachomatis ayant un sérotype particulier (L1, L2 ou L3). Jusqu'à récemment, cette infection était relativement rare dans les pays industrialisés et était contracté la plupart du temps dans certaines régions de l'Afrique, de l'Asie, de l'Amérique du Sud et des Cara ï bes. Depuis 2003, on a commencé à signaler des cas plus nombreux chez des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Allemagne, en Suède, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada.

La LGV peut augmenter les risques de contracter ou de transmettre le VIH et d'autres ITS.

Symptômes :

Ils varient selon le stade de la maladie.

LGV primaire

Période d'incubation de 3-30 jours. Petite papule ou ulcère non douloureux au site d'entrée de la bactérie (vulve, vagin, pénis, rectum, cavité orale, col utérin). La lésion se résout spontanément et passe inaperçue la moitié du temps.

LGV secondaire 

2 à 6 semaines suivant la lésion primaire. Souvent accompagnée de symptômes généraux comme une faible fièvre, des frissons, des malaises, etc. Il peut y avoir présence d'un ou des ganglions gonflés et douloureux situés dans l'aine, parfois dans les deux aines ou plus rarement dans le cou si la bactérie est entrée au niveau de la bouche (sexe oral). Il peut y avoir une inflammation du rectum s'exprimant par des douleurs rectales, un écoulement de l'anus (clair ou avec du pus ou du sang), des démangeaisons à l'anus, une envie constante d'aller à la selle associée à des crampes douloureuses.

LGV tertiaire   

Infection chronique dans 10 à 20% des cas non traités. Se manifeste par des rétrécissements ou des perforations du rectum ou du colon, par une inflammation chronique du rectum et de l'intestin, par un gonflement important des organes génitaux, avec difformité.

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Diagnostic :

Le diagnostic de la LGV n'est pas toujours facile à établir. Les symptômes, les signes et l'histoire peuvent aider à diagnostiquer l'infection. Les analyses de laboratoire comme la culture et des tests sanguins sont disponibles pour confirmer l'infection.

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Traitements :

La LGV se traite bien à l'aide d'antibiotiques, sous forme de comprimés, à prendre pendant 3 semaines.

Il est important de prendre tout le traitement prescrit.

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Transmission :

La LGV se transmet lors de relations sexuelles impliquant un contact avec: une muqueuse (anus, rectum, gland,vagin, bouche, gorge) infectée par la LGV, avec ou sans lésion visible, avec un écoulement ou des sécrétions infectés provenant du pénis, de l'anus ou du vagin.

Une personne infectée et non traitée peut transmettre la LGV durant plusieurs semaines ou parfois mois après l'avoir attrapée. Les principales manières d'attraper et de transmettre la LGV sont : les relations sexuelles anales, l'insertion de doigts ou du poing dans l'anus, le partage d'objets sexuels.

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Prévention / Dépistage:

L'utilisation d'un condom lors de chaque pénétration, d'un gant de latex lors d'insertion de doigts ou du poing dans l'anus, diminuer le nombre de partenaires sexuels permettent de réduire le risque de contracter la LGV.

Il n'existe aucun test de dépistage de la LGV.

Les informations sur les Infections Transmises sexuellement contenues dans ces pages ne visent aucunement à remplacer les conseils d'un professionnel de la santé. Si vous croyez souffrir d'une ITS, consultez un médecin sans tarder.
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