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Clinique du Quartier Latin, des soins de l'attention
 

Les traitements ont pour but de diminuer les symptômes causés par le VIH. Ils agissent sur deux tableaux. Le premier consiste à abaisser la quantité de virus (charge virale) à un taux le plus bas possible (indétectable) tandis que le second vise à stabiliser ou augmenter le nombre de cellules CD4 afin de protéger le système immunitaire. La personne atteinte peut ainsi reprendre un certain contrôle sur sa santé avec pour objectif sous-jacent une meilleure qualité de vie.

Les traitements sont toutefois très contraignants, car ils doivent être pris de manière rigoureuse et assidue, sans compter les effets secondaires fréquents. Pour une plus grande efficacité, votre médecin vous prescrira probablement 3 médicaments anti-VIH, soit une trithérapie. Ensemble vous discuterez des avantages et inconvénients des choix thérapeutiques.

Quand démarrer un traitement

Ce moment est décidé conjointement avec votre médecin. Plus tardif que par le passé, on attend désormais que le nombre de cellules immunitaires CD4 ait chuté sous la barre de 350.

Le choix du traitement sera également fonction de votre style de vie afin d'obtenir une plus grande concordance entre les contraintes sociales et les contraintes thérapeutiques. Plus le traitement est simple et plus il se fond dans les activités quotidiennes, plus la probabilité qu'il soit observé fidèlement est bonne.

Les effets secondaires

Les effets indésirables diffèrent tant en manifestation qu'en intensité d'une personne à l'autre et selon le médicament. Certains effets peuvent être améliorés par des gestes simples comme l'adoption d'une diète spécifique ou la prise d'anti-diarrhéiques dans les cas de diarrhée. Il faut cependant être très attentif aux interactions médicamenteuses. Ne prenez aucun produit sans consulter votre médecin qu'il s'agisse d'un médicament en vente libre ou sur ordonnance, de plantes médicinales ou encore de suppléments.

Si les effets négatifs affectent grandement la qualité de vie, le traitement pourrait être changé. Dans tous les cas, il convient de discuter avec son médecin des avenues possibles. La clinique médicale Quartier Latin vous propose également des services de nutrition et de diététique.

Fidélité au traitement

Une fois le traitement initié, il est vital de le respecter à la lettre, c'est-à-dire prendre les doses prescrites, tous les jours à l'heure prévue sans oubli. Si tel n'était pas le cas le VIH pourrait développer une résistance aux médicaments. On parle de résistance quand le VIH se reproduit malgré le traitement antirétroviral. En fait, elle apparaît lorsque la concentration médicamenteuse est insuffisante dans l'organisme. À chaque prise de médicament correspond une concentration dans l'organisme qui diminue jusqu'à la prise suivante. Si une dose était oubliée, le taux de médicament dans le sang deviendrait sous le seuil thérapeutique, ce qui permettrait au virus de se multiplier rapidement.

La seule manière d'avoir toujours assez de médicament présent dans son organisme est de prendre toutes les doses à l'heure prévue.

Voici quelques trucs pour aider à respecter votre thérapie :

  • utilisez un pilulier pour organiser vos doses
  • instaurez une routine hebdomadaire pour la préparation de vos médicaments
  • conservez tous vos médicaments au même endroit
  • prévoyez une trousse de dépannage pour parer aux imprévus
  • renouvelez vos médicaments quelques jours avant d'en manquer
  • demandez à votre partenaire ou un proche de vous aider à respecter votre horaire

Le traitement est-il efficace?

Pour vérifier l'efficacité de la thérapie, votre médecin surveillera la numérotation des cellules immunitaires CD4 et la charge virale. Les premières doivent augmenter et la seconde diminuer. Dans la mesure du possible, on doit viser une charge virale indétectable, ce qui signifie qu'elle se situe en dessous de 50 copies. Le virus n'est pas pour autant éradiqué, il se cantonne dans des réservoirs, tels les ganglions, le système nerveux central, les testicules, etc. Si pour le moment le VIH/sida ne se guérit pas encore, les traitements parviennent toutefois à contenir l'infection et protéger le système immunitaire.

Arrêter un traitement

Une fois amorcée, il est peu probable que la thérapie antirétrovirale puisse être interrompue puisque l'infection ne se guérit pas. Votre médecin pourrait toutefois apporter des modifications à votre traitement, si celui-ci était mal toléré ou devenait moins efficace. Peut-être avez-vous entendu parler de pause thérapeutique ou d'interruption de traitement. Peu de données sont cependant disponibles quant aux avantages et risques de ce type de stratégie. Les plus récents résultats semblent démontrer une moins bonne évolution chez les patients ayant eu un arrêt de traitement. Dans certaines circonstances ce congé de médicament pourrait être envisagé. Discutez-en avec votre médecin.

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